maladie de kienbock

08 avril 2006

Toujours la rééduc'

Une semaine de rééduc' vient encore de se terminer. Les séances se suivent et se ressemblent. Elles finissent toujours de la même façon pour moi. Malaise vagal.

"Vous êtes soumis à une kinésithérapie agressive" m'a dit le chirurgien. Je m'en était rendu compte. Merci.  Je vais en rééduc' comme on va chez le dentiste :  il faut y aller mais on préfererai être n'importe où ailleurs sauf là.

Sauf que la dernière séance de rééduc' à l'institut de chirurgie à été particulièrement "physique".  Après une syncope foudroyante les kinés ont préférés que je voie le chirurgien.

Premier bilan : l'état de mon poignet est en dessous des espérances. La flexion est et sera impossible, l'extension en force provoque une douleur foudroyante (qui se traduit par les malaises) les mouvements rotatifs et latéraux sont et seront impossible.

C'est définitif le chirurgien me demande de commencer les démarches administratives pour un reclassement professionnel.

C'est assez brutal mais je m'y était préparée de puis longtemps. Tout ce que je demande c'ets pouvoir me passer de la mrophine, pouvoir recommencer à vivre sans cette douleur permanente du poignet qui me pourri la vie depuis plusieurs mois.

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31 mars 2006

La rééducation

Cela fait maintenat une semaine et demie que la rééducation à débutée. 

Lors de la première séance à bordeaux j'ai rencontré l'équipe de kinésithérapeute de l'institut de chirurgie et plus particulièrement la kiné qui est devenue ma référente. Nous avons mis en place un planning de rééducation hebdomadaire de trois séances. Deux séances chez une kiné près de mon domicile et une séance "bilan" à bordeaux avec elle.

La kinésithérapie après une chirurgie agressive est toujours douloureuse. C'est mon cas.

Et je confirme c'est extêmement douloureux. Lors de la première séance et de la première mobilisation de l'articulation j'ai fait un malaise vagal.  Rien d'étonnant d'après la kinésithérapeute la douleur était très violente, l'articulation n'ayant pas été sollicité depuis plusieurs mois et ayant subi un traumatisme argessif pendant l'intervention chirurgicale.

La première séance à donc durée 45 minutes de douleurs intenses et c'est terminée par des courants de basses fréquences utilisés pour un effet antalgique.

J'ai rencontré une kinésithérapeute près de mon domicile qui à acceptée de prendre le relais de l'institut de chirurgie. Après les avoir contactés pour mettre en place le protocole nous avons débuté la thérapie.

J'en suis à ma 4ème séance de kiné et le résultat est toujours le même pour moi. Les douleurs sont très violentes pendant et 12 heures après les séances. L'utilisation de mes doigts est encore très douloureuse, la préhension d'objet (verre, tasse, livres) encore impossible. Le mouvement en flexion-extension de l'articulation me permet un angle d'a peine 10 ° avec des douleurs à la limite du supportable. Le mouvement de droite à gauche est impossible.

A la maison mes exercices sont simples et pourtant très pénibles. Serrer une éponge plongée dans une bassine d'eau chaude puis dans une bassine d'eau froide pendant respectivement une minute. Recommencer l'opération pendant 15 minutes. Malgré le carcatère "ludique" de cette tâche c'est compliqué pour moi. Je masse ensuite la cicatrice ce qui aurait la facheuse tendance à me faire tourner de l'oeil.

Je crois que je me suis assez plainte pour aujourd'hui. Je ne parlerai donc pas :

- Des kilomètres que je dois faire pour me rendre à bordeaux et des vibrations de la voiture qui sont une torture pour mon poignet,

- des nausées matinales düe à la morphine qui sont un des agréables effets secondaires,

- Un des autres effets m'ayant obligée à passer une journée penchée sur la cuvette de mes toilettes,

Et puis ne comptez pas sur moi pour parler des tremblements de ma main qui sont une douce torture et qui ont débutés après la première séance de rééduc'. ENJOY !!

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19 mars 2006

les suites post op'

Cette semaine fini beaucoup mieux qu'elle n'avait commencée : lundi ablation de l'attelle platrée et du pansement.  Deux  des trois cicatrices n'ont plus besoin de pansement hydrocellulaire, la troisième est encore pansée. L'ergothérapeute m'a confectionné une orthèse thermo-moulée et, avec l'aide du prothésiste a repositionné le poignet dans celle-ci. Des radios face/profil post-op' avait été faite auparavant.

Après se repositionnement, j'ai ressenti des douleurs vives au poignet non calmées par mon ancien traitement. Le deuxième jour elles sont devenues insuportables.  J'ai donc été reçu par mon médecin traitant qui a décidé de me mettre sous antalgique morphinique (tramadol). Des anti inflammatoires plus puissants m'ont également été prescrit  les oedèmes à la main, sur les doigts et au poignet restant impressionnant.

Résultant satisfaisant, les douleurs sont devenues largement supportables.  Le tramadol à un puissant effet somnolent sur moi, je dors la nuit c'est formidable. Par contre je dors aussi la journée, à n'importe quel moment pourvu que je sois assise... Cela provoque des situations tantôt hilarantes ( je ne réponds pas au sollicitation de mon entourage qui s'amuse de me retrouver endormie dans chaque pièce de la maison) tantôt embarrassantes (je m'endors en plein milieu d'un film au cinéma).

J e débute le rééducation mercredi à bordeaux après un nouveau rendez-vous avec le chirurgien. En attendant et malgré la douleur je travaille tous les jours la mobilité de mes doigts. Le chemin reste encore long....

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12 mars 2006

L’intervention chirurgicale

Il y a 6 jours aujourd’hui j’ai subi une résection de la première rangée des os du carpe. L’intervention chirurgicale  s’est passée sous anesthésie loco-régionale par blocs périphériques avec utilisation d’un neuro-stimulateur qui permet de localiser de façon très sélective les structures nerveuses (voir album 3). L’avantage de l’anesthésie loco régionale est de conserver l’état d’éveil du patient (en l’occurrence moi) et améliore le confort post-opératoire.

L’intervention s’est bien déroulée j’appréhendais un peu l’éveil pendant l’opération mais j’ai finalement assez bien supporté l’heure ½ passé au bloc opératoire.

Mon intervention s’étant déroulée en début de soirée (initialement prévue à 16H30 le chirurgien à effectué la première incision à 18H30) je ne suis remontée dans ma chambre qu’à 22H00 (petits problèmes de tension post-opératoires).

On m’a alors servi mon premier (et très attendu) repas de la journée (Je vous fais grâce du menu). Mon bras était encore anesthésié et il l’est resté jusqu’au milieu de la nuit. Vers quatre heures du matin (soit 8 heures après la fin de l’intervention) mon bras à commencé à se réveiller. Des douleurs assez importantes me traversaient le bras mais ma main était encore indolore. Elle l’est restée jusqu’au début de la matinée.

J’avais la sensation d’un bras très lourd et pas seulement à cause de l’attelle plâtrée. Le drain ne me provoquait absolument aucune douleur.  Son ablation quelques heures plus tard n’a pas été aussi terrible que je le supposais.

On ne peut pas vraiment en dire autant du trajet de retour en voiture. Après une dernière visite du chirurgien qui m’a autorisé à sortir de l’hôpital, les 130 Km qui sépare la clinique de la maison n’ont pas été pour moi très agréables.

La deuxième nuit post-op’ s’est normalement déroulée (par normalement j’entends une nuit où j’ai très peu dormi…) mais rien d’anormal à cela.

Mercredi a donc  été une journée assez calme rythmée par la prise de mon traitement.

Jeudi matin retour à bordeaux pour la réfection du pansement fait par le chirurgien lui-même. Cette visite à été l’occasion pour lui d’insister sur le résultat incertain de l’intervention. En effet dans les maladies de kienbock la résection de la première rangée des os du carpe ne solutionne pas toujours les douleurs. Quand au devenir de mon poignet seul la rééducation (début dans trois semaines) me permettra d’avoir une première idée de l’étendue de la mobilité. Pour résumer même si la chirurgie s’est déroulée convenablement on ne peut pas affirmer que c’est un succès.

Aujourd’hui les douleurs sont encore importantes, l’attelle plâtrée est lourde. Le mouvement très léger de mes doigts est très douloureux. Le mouvement du pouce est impossible et je n’ai aucune sensation sous la phalange.

Chaque mouvement de mon épaule entraîne des douleurs importantes. J’ai besoin d’assistance pour tous les gestes de la vie courante. Cela m’exaspère mais ma famille me soutient activement. C’est le meilleur des remèdes….

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01 mars 2006

La douleur...

Il y a maintenant plusieurs mois que je souffre. Je vis avec cette douleur lancinante. Les médecins ne prenant pas vraiment en compte ce que je leur disais, j’ai fini par la taire et ai appris à vivre avec.

Mais depuis l’arthroscanner la douleur est devenue insupportable. La journée elle est présente mais j’arrive à penser à autre chose grâce à mes activités. Mais la nuit, elle est devenue insupportable, m’empêchant même un sommeil reposant.

N’y tenant plus je me suis rendue chez mon médecin traitant qui à mis en place un nouveau traitement. C’est mon nouveau médicament « miracle ». On les appelle les antalgiques à libération prolongée. Mais pour moi cela restera mon traitement « miracle ».

Parce que c’est un miracle : je dors enfin des nuits complètes. Une petite révolution pour moi….

Alors bien entendu je supporte avec le sourire les vertiges et les nausées que me provoque mon traitement « miracle ». Parce que ça le vaut bien….

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28 février 2006

mon histoire...

Je souffre du poignet gauche depuis plusieurs mois. Mon médecin traitant m’avait diagnostiqué une tendinite et prescrit des anti-inflammatoires ainsi que des antalgiques. La douleur était toujours présente mais le médecin m’avait prévenue que le traitement d’une tendinite pouvait prendre du temps. Fait aggravant : mon travail auprès de personnes handicapés comportant de lourdes manipulations…

Début décembre, lors du déplacement d’un patient, une douleur aiguë dans le poignet survient. Je ne peux plus bouger mon poignet. On me conduit donc aux urgences qui sont bondées en ce jour de verglas. Une interne surchargée m’examine : diagnostic : exacerbation de la douleur due à une tendinite. Je m’étonne car tout mouvement est impossible. : On me renvoie chez moi avec des anti-inflammatoires et du repos. Une semaine plus tard la douleur est toujours très présente et aucun mouvement n’est possible. Je retourne chez mon médecin traitant qui me re-prescrit des anti-inflammatoires et de antalgiques et me remet au repos pour 15 jours. Je m’étonnes encore : Comment une tendinite peut empêcher tous les mouvements….

15 jours plus tard, la douleur devient de plus en plus aiguë mon médecin traitant habituel étant absent je me rends chez un autre médecin. J’ai l’impression d’être enfin entendue le médecin me prescrit (enfin) une radio du poignet. Lors de ma consultation chez le radiologue j’ai droit à deux série de radios et un diagnostic : ostéonécrose du semi-lunaire ou maladie de kienbock.

Mon (nouveau et définitif) médecin traitant m’envoie chez un rhumatologue qui, à grand renfort de croquis, m’explique que je souffre d’une maladie de kienbock en stade 4. La nécrose du semi-lunaire est avancée et il existe un affaissement des os du carpe. Le rhumatologue m’envoie chez un des chirurgiens à l’institut aquitain de chirurgie de la main, en m’expliquait très clairement que la seule solution existante dans cette maladie est la chirurgie. Il m’interdit formellement de reprendre mon travail.

Je me rends donc à Pessac (120 Km de ma maison) pour la première consultation chez le chirurgien. Il m’explique très clairement que vu le stade avancé de la maladie il n’existe plus qu’une seule solution : la résection de la première rangée des os du carpe. Il insiste sur le fait que cette opération n’améliorera pas l’état du poignet mais sera une solution à la douleur. Cette opération contraindra la mobilité de mon poignet, elle empêchera la plupart des mouvements et la force ne sera que très restreinte. Tout est très clair pour moi. Mais la douleur est trop forte je n’ai pas le choix.

Il me prescrit un examen complémentaire l’arthroscanner pour vérifier l’état de vascularisation des os.

Arrêt de travail jusqu’à l’intervention.

Je prends donc rendez vous pour l’athroscanner à Bordeaux (140 km de ma maison). Explication : j’habite dans une petite ville et le seul scanner qui s’y trouve est à l’hôpital. Après de nombreux coup de téléphone, prendre un rendez-vous dans le mois s’est avéré « mission impossible ».

Je me suis résignée. Retour à bordeaux.

L’arthroscanner est un examen que je redoutais un peu. J’avais raison. L’arthroscopie (qui consiste à enfoncer une aiguille et injecter un produit dans l’articulation) est très douloureuse. Le scanner quand a lui est un peu impressionnant mais reposant après l’arthroscopie.

Après une deuxième visite 5 jours plus tard (120 Km) chez le chirurgien qui à confirmé la nature de l’intervention et l’anesthésiste et un mois de repos forcé en attendant l’intervention je me prépare pour le jour J qui aura lui le 6 mars.

Bilan actuel : Trois médecin avant un diagnostic clair et précis, deux mois et demi d’arrêt maladie, une douleur continue accentuée depuis l‘arthroscanner, des heures passées devant la télévision et l’ordinateur, une pile de bouquins pour passer le temps et un entourage au bout du rouleau à force de m’entendre me plaindre.

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26 février 2006

maladie de kienbock : qu'est ce que c'est ?

Qu'est ce que la maladie de Kienbock ?

Cette maladie se définit comme une nécrose aseptique d'un des os du carpe : le carpe (ou le poignet) est constitué par un assemblage très précis de huit osselets regroupés en deux rangées sous les deux os de l'avant bras :

la première rangée : avec le scaphoïde, le semi-lunaire, le pyramidal qui forment une chaine unie par des ligaments puissants (le pisiforme est déjeté en avant du pyramidal) qui autorisent des mouvements de torsion,

la deuxième rangée : formée du trapèze, trapezoïde, grand os et os crochu ; ils forment un bloc rigide interposé entre la première rangée et la base des métacarpiens.

Ces différents osselets -comme tout tissu dans l'organisme- sont des éléments vivants et nécessitent donc un apport sanguin nutritif qui est fourni par de très petites artères (artérioles) qui ont été bien étudiées par des dissections anatomiques et des injections radiologiques : en cas d'interruption de l'apport sanguin à l'un des ces os, il se produit une souffrance de l'os et une " mort "du tissu osseux : la nécrose. A l'état physiologique les tissus -et l'os également - sont en permanence le siège d'une destruction par un vieillissement des cellules, associée à une construction tissulaire par l'apport de cellules jeunes (ces cellules sont apportées par le sang) ; en cas de raréfaction de l'apport sanguin un déséquilibre se produit et la destruction est plus importante que la reconstruction. Apparaît ainsi une nécrose.

Au niveau du carpe, deux osselets sont le plus souvent intéressés par ces processus de nécrose :

la nécrose du semi-lunaire a été décrite par KIENBOCK en 1910,

le scaphoïde : a été décrite par PREISER en 1910.

signes clinique :

Le diagnostic de maladie de Kienböck ne peut être posé que sur des signes radiologiques mais ces radios doivent être faites face à des signes cliniques qui sont peu spécifiques mais qui doivent faire suspecter le diagnostic : il s'agit souvent d'un adulte jeune qui présente des douleurs au poignet associées ou non à une certaine raideur et surtout une perte de force de serrage avec une douleur localisée sur le semi-lunaire.

La maladie de Kienböck est définie par ses stades radiologiques :

du fait de la nécrose osseuse, se produit une modification de la structure osseuse donc des modifications des images radiologiques de cet os : elle évoluent en quatre stades :

Stade I : images radiologique standard " normale ". Les autres exploration radiologiques ; IRM ou scanner montrent des signes pathologiques témoins de la maladie en évolution. Une scintigraphie osseuse peut également montrer des signes anormaux.

Stade II : modification de la forme de l'os (partie supérieure) et modification des contrastes dans l'épaisseur de l'os,

Stade III : fragmentation de l'os qui en règle générale se " brise en deux ",

Stade IV : affaissement de l'os associé à des signes d'arthrose dans le poignet.

Quel est le pronostic de cette maladie ?

Il est difficile de tout envisager concernant cette pathologie : elle est rare et doit rester une " affaire de spécialiste ". Le diagnostic en est difficile et le traitement également : chaque cas est particulier et mérite une réflexion prolongée avant de décider d'un traitement précis : il n'y a pas de traitement univoque. Chaque intervention a ses avantages et ses inconvénients (qui doivent être connus par le chirurgien), des contraintes post opératoires obligatoires qui seront exposés et débattues clairement avec chaque patient.


Le traitement de la maladie de Kienböck est chirurgical :

en l'absence d'un traitement chirurgical, l'évolution se fait vers l'aggravation des signes cliniques et radiologiques sans que l'on puisse donner un délai dans le passage des différents stades.

Dr Constantin SOKOLOW/I.F.C.M (institut français de chirurgie de la main)

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