Je souffre du poignet gauche depuis plusieurs mois. Mon médecin traitant m’avait diagnostiqué une tendinite et prescrit des anti-inflammatoires ainsi que des antalgiques. La douleur était toujours présente mais le médecin m’avait prévenue que le traitement d’une tendinite pouvait prendre du temps. Fait aggravant : mon travail auprès de personnes handicapés comportant de lourdes manipulations…

Début décembre, lors du déplacement d’un patient, une douleur aiguë dans le poignet survient. Je ne peux plus bouger mon poignet. On me conduit donc aux urgences qui sont bondées en ce jour de verglas. Une interne surchargée m’examine : diagnostic : exacerbation de la douleur due à une tendinite. Je m’étonne car tout mouvement est impossible. : On me renvoie chez moi avec des anti-inflammatoires et du repos. Une semaine plus tard la douleur est toujours très présente et aucun mouvement n’est possible. Je retourne chez mon médecin traitant qui me re-prescrit des anti-inflammatoires et de antalgiques et me remet au repos pour 15 jours. Je m’étonnes encore : Comment une tendinite peut empêcher tous les mouvements….

15 jours plus tard, la douleur devient de plus en plus aiguë mon médecin traitant habituel étant absent je me rends chez un autre médecin. J’ai l’impression d’être enfin entendue le médecin me prescrit (enfin) une radio du poignet. Lors de ma consultation chez le radiologue j’ai droit à deux série de radios et un diagnostic : ostéonécrose du semi-lunaire ou maladie de kienbock.

Mon (nouveau et définitif) médecin traitant m’envoie chez un rhumatologue qui, à grand renfort de croquis, m’explique que je souffre d’une maladie de kienbock en stade 4. La nécrose du semi-lunaire est avancée et il existe un affaissement des os du carpe. Le rhumatologue m’envoie chez un des chirurgiens à l’institut aquitain de chirurgie de la main, en m’expliquait très clairement que la seule solution existante dans cette maladie est la chirurgie. Il m’interdit formellement de reprendre mon travail.

Je me rends donc à Pessac (120 Km de ma maison) pour la première consultation chez le chirurgien. Il m’explique très clairement que vu le stade avancé de la maladie il n’existe plus qu’une seule solution : la résection de la première rangée des os du carpe. Il insiste sur le fait que cette opération n’améliorera pas l’état du poignet mais sera une solution à la douleur. Cette opération contraindra la mobilité de mon poignet, elle empêchera la plupart des mouvements et la force ne sera que très restreinte. Tout est très clair pour moi. Mais la douleur est trop forte je n’ai pas le choix.

Il me prescrit un examen complémentaire l’arthroscanner pour vérifier l’état de vascularisation des os.

Arrêt de travail jusqu’à l’intervention.

Je prends donc rendez vous pour l’athroscanner à Bordeaux (140 km de ma maison). Explication : j’habite dans une petite ville et le seul scanner qui s’y trouve est à l’hôpital. Après de nombreux coup de téléphone, prendre un rendez-vous dans le mois s’est avéré « mission impossible ».

Je me suis résignée. Retour à bordeaux.

L’arthroscanner est un examen que je redoutais un peu. J’avais raison. L’arthroscopie (qui consiste à enfoncer une aiguille et injecter un produit dans l’articulation) est très douloureuse. Le scanner quand a lui est un peu impressionnant mais reposant après l’arthroscopie.

Après une deuxième visite 5 jours plus tard (120 Km) chez le chirurgien qui à confirmé la nature de l’intervention et l’anesthésiste et un mois de repos forcé en attendant l’intervention je me prépare pour le jour J qui aura lui le 6 mars.

Bilan actuel : Trois médecin avant un diagnostic clair et précis, deux mois et demi d’arrêt maladie, une douleur continue accentuée depuis l‘arthroscanner, des heures passées devant la télévision et l’ordinateur, une pile de bouquins pour passer le temps et un entourage au bout du rouleau à force de m’entendre me plaindre.