Il y a 6 jours aujourd’hui j’ai subi une résection de la première rangée des os du carpe. L’intervention chirurgicale  s’est passée sous anesthésie loco-régionale par blocs périphériques avec utilisation d’un neuro-stimulateur qui permet de localiser de façon très sélective les structures nerveuses (voir album 3). L’avantage de l’anesthésie loco régionale est de conserver l’état d’éveil du patient (en l’occurrence moi) et améliore le confort post-opératoire.

L’intervention s’est bien déroulée j’appréhendais un peu l’éveil pendant l’opération mais j’ai finalement assez bien supporté l’heure ½ passé au bloc opératoire.

Mon intervention s’étant déroulée en début de soirée (initialement prévue à 16H30 le chirurgien à effectué la première incision à 18H30) je ne suis remontée dans ma chambre qu’à 22H00 (petits problèmes de tension post-opératoires).

On m’a alors servi mon premier (et très attendu) repas de la journée (Je vous fais grâce du menu). Mon bras était encore anesthésié et il l’est resté jusqu’au milieu de la nuit. Vers quatre heures du matin (soit 8 heures après la fin de l’intervention) mon bras à commencé à se réveiller. Des douleurs assez importantes me traversaient le bras mais ma main était encore indolore. Elle l’est restée jusqu’au début de la matinée.

J’avais la sensation d’un bras très lourd et pas seulement à cause de l’attelle plâtrée. Le drain ne me provoquait absolument aucune douleur.  Son ablation quelques heures plus tard n’a pas été aussi terrible que je le supposais.

On ne peut pas vraiment en dire autant du trajet de retour en voiture. Après une dernière visite du chirurgien qui m’a autorisé à sortir de l’hôpital, les 130 Km qui sépare la clinique de la maison n’ont pas été pour moi très agréables.

La deuxième nuit post-op’ s’est normalement déroulée (par normalement j’entends une nuit où j’ai très peu dormi…) mais rien d’anormal à cela.

Mercredi a donc  été une journée assez calme rythmée par la prise de mon traitement.

Jeudi matin retour à bordeaux pour la réfection du pansement fait par le chirurgien lui-même. Cette visite à été l’occasion pour lui d’insister sur le résultat incertain de l’intervention. En effet dans les maladies de kienbock la résection de la première rangée des os du carpe ne solutionne pas toujours les douleurs. Quand au devenir de mon poignet seul la rééducation (début dans trois semaines) me permettra d’avoir une première idée de l’étendue de la mobilité. Pour résumer même si la chirurgie s’est déroulée convenablement on ne peut pas affirmer que c’est un succès.

Aujourd’hui les douleurs sont encore importantes, l’attelle plâtrée est lourde. Le mouvement très léger de mes doigts est très douloureux. Le mouvement du pouce est impossible et je n’ai aucune sensation sous la phalange.

Chaque mouvement de mon épaule entraîne des douleurs importantes. J’ai besoin d’assistance pour tous les gestes de la vie courante. Cela m’exaspère mais ma famille me soutient activement. C’est le meilleur des remèdes….